Un trip tahitien



Lucy Curruchet est une surfeuse du pays basque qui jongle entre le skate (qu'elle a commencé très tôt), la musique (15 ans de piano et quelques années de conservatoire) et.. le surf (elle prend sa première vague vers l'âge de 6 ans avec son père). Même son travail est tourné vers ses passions puisque est au digital marketing chez Volcom. Après avoir pas mal bougé à l'étranger pour ses études elle est retourné à Biarritz où elle vit désormais depuis 4 ans.

Elle nous raconte son dernier trip à Tahiti... (veinarde!)


Tu es parti à Tahiti sur un coup de tête où c'était un trip programmé depuis longtemps?


Mon ancienne colocataire et une de mes meilleures amies, Hélène (Pouts de son surnom), est partie s’installer à Tahiti il y a deux ans avec son copain Willy. Je lui avais promis que je viendrais lui rendre visite au moins une fois. On y pensait depuis quelques mois avec ma copine, mais nous avons pris les billets relativement tardivement. Disons qu’elle s’attendait à nous voir à tout moment, mais ignorait la date jusqu’au dernier moment.



Tu es restée presque un mois, peux-tu nous raconter ton trip?


A peine arrivées, nous avons pris nos billets pour l’île de Huahine, située à environ une heure de vol de Tahiti. Nous sommes restées une semaine, chez des amis de Lee-ann qui ont une école de surf au Danemark (Cold Hawaï Surf Camp). Ils nous ont gentiment expliqué comment chaque spot de surf de l’île fonctionnait et fait rencontrer pas mal de locaux pour s’intégrer dans la culture de l’île.



Nous avons ensuite passées la deuxième semaine sur l’île de Moorea ou nous avions loué un bungalow face au spot de Haapiti. Seulement 15 minutes de kayak nous séparait de la vague. Retour à Tahiti pour la dernière semaine, nous avons passées 3 jours sur la presque-île chez une amie de Hélène, Lou. On a ainsi eu l’occasion d’aller jusqu’à « the end of the road » : un petit parking pour déposer la voiture et le reste de l’île se parcourt à pieds par des petits chemins de terre.

Pour résumer, ce voyage était très axé surf, nous n’avons pas fait de randonnées mais plus passé notre temps dans l’eau, que ce soit dans les vagues ou sous l’eau à admirer les coraux.

C'était comment le surf? (taille, spots, les vagues faciles, les difficiles, celles que tu as préférés....)



Niveau surf, il y a largement de quoi faire ! Peu importe l’orientation et la taille de la houle, il y a presque toujours moyen de trouver des vagues adaptées à son niveau. Le seul point négatif est l’accessibilité des spots, sans bateau cela s’avère légèrement compliqué !



Sur Huahine, nous n’avons pas eu l’occasion de voir les vagues connues marcher, par manque de swell. Mais une petite vague sur un autre côté de l’île a fait notre bonheur pendant quelques jours.

A Moorea, nous n’avons surfer qu’à Haapiti, une longue gauche très cool à surfer, accessible en bateau, à la rame ou en kayak.




A Tahiti, nous avons testé Papenoo et Paparaa, deux beach breaks qui ressemblaient tout à fait à ce que l’on peut trouver chez nous, quelques degrés en plus pour l’eau cependant… Sur la presque-île nous avons eu le bon timing pour y être pendant un des premiers gros swell de l’année. Une multitude de spots fonctionnent aux alentours, dont Vairao, mais nous avons passées trois jours sur la vague de Teahupoo que Lee-ann a surfée. Pendant ce temps j’étais sur le bateau avec le photographe Tim Mckenna, chargé de faire des images pour Ocean 52. Être sur le spot à quelques mètres de la zone d’impact était exceptionnel. Sentir l’énergie et la puissance de cette vague était fou. J’ai eu la chance de pouvoir monter sur le jet avec Raimana quand il jetait Lee-ann en step off, on a également pris une vague tous les trois c’était vraiment génial.


Tim McKenna


As-tu eu le temps de découvrir un peu la culture tahitienne?


La nourriture n’a plus aucun secret pour moi, pour le reste par contre j’ai encore pas mal de lacunes. J’ai adoré gouter aux fruits et légumes locaux. La carambole, la goyave, le mape, le ramboutan, le taro, le uru…



Le poe à la banane reste ma découverte préférée. Il s’agit de morceaux de bananes imbibées dans du lait de coco, de la vanille, mélangés avec de la farine de manioc. Sans parler des crêpes bananes et du pain coco !

Outre la nourriture, les tahitiens sont très portés sur la famille, ils sont souvent très nombreux et passent beaucoup de temps ensemble. On a eu la chance d’assister à des fêtes de famille rassemblant tous les cousins autour d’un barbecue et de ukuleles.



Tu reviendras en Polynésie?


Je reviendrai en Polynésie avec un immense plaisir. En particulier pour voir mon amie Hélène, prof de Yoga et opticienne depuis maintenant deux ans à Tahiti, qui a fondé sa marque de crème solaire faite maison et respectueuse de l’environnement, Toa Surfscreen. Mais aussi pour continuer à explorer cet archipel incroyable. J’aimerais bien aller sur l’île de Raiatea et repartir surfer à Moorea. Il y a certainement quelques plats locaux que je n’ai pas encore eu l’occasion de goûter également…



Les voyages sont-il importants pour toi? Dans quel état d'esprit les envisages-tu?


J’adore avoir la possibilité de voyager puis de rentrer à la maison après avoir passé quelques jours/semaines à l’étranger. Ma priorité est d’aller découvrir de nouvelles vagues, mais j’envisage aussi les voyages différemment que par le surf. La culture de l’Amérique Latine m’attire beaucoup et j’adore parler espagnol. Après avoir passé six mois au Mexique pour mes études j’ai rencontré beaucoup de gens de Colombie, Equateur et Argentine à qui j’aimerais bien rendre visite.


Tim McKenna


Quel est le prochain trip que tu as très envie de faire?


Le prochain long voyage que j’aimerais faire est le Japon. Inutile d’aller faire des musées, se balader dans les rues de Tokyo suffit amplement je pense. Pouvoir surfer et rider les montagnes de ce pays serait dingue !





Abonnez-vous

à notre newsletter.

home-vol3-footer-immersion-surf-magazine

© 2019 Immersion Surf Magazine - All rights reserved